14/05/2015

Essai motostation

Un autre essai français plus complet

moto-station

le crossover allemand s'avère d'une efficacité redoutable, même si l'agrément souffre de détails fâcheux. Mais au final, la BMW S1000XR pourrait bien être la nouvelle reine des cols alpins !



Pas de problème l'ABS Pro ralentit la moto tout en prenant en compte l'angle d'inclinaison et ça passe… Incroyable le rythme que cette S1000XR peut tenir !

Sa conception sérieuse démontre une réelle volonté de se démarquer de la base de départ pour proposer une moto singulière et pour tout dire, beaucoup plus polyvalente.

les moins de 1,75 m seront vraiment pénalisés

les repose-pieds viennent souvent buter dans les mollets et accrocher les bottes. Vite pénible lors des manœuvres à l'arrêt et d'autant plus dommage que la S1000XR braque plutôt bien.

En mode Rode:
la BMW S1000XR offre un amortissement très souple.
L'hydraulique apparaît franchement libérée et la moto remonte beaucoup sur ses suspensions sur les changements d'appui tandis que les transferts de masses sont très prononcés au freinage. L'allongement de la course des suspensions saute aux yeux !
Néanmoins, sur revêtement dégradé ou au passage des ralentisseurs, le confort est au rendez-vous. En outre, grâce à des repose-pieds suffisamment avancés (pas comme sur la Yamaha Tracer), il est possible de s'aider de la tension des jambes pour amortir les chocs.

En mode Dynamic
constate immédiatement le changement de comportement des suspensions, moins sensible côté freinage ou réponse à l'accélérateur. La moto devient plus ferme, et met alors l'excellente rigidité de son châssis en avant, avec des déclenchements de virage très sains, comme les meilleurs roadsters de la catégorie.

Plus ça tournicote, plus ça devient technique, et plus la S 1000 XR fait preuve de rigueur. Et son agilité s'avère réellement remarquable pour une 1000, malgré son pneu arrière en 190/55-17 et ses 228 kg tous pleins faits.



Clairement, ce bloc ne manque pas de niaque : rempli à mi-régime, il amorce un palier très perceptible à 7 000 tr/min avant de repartir avec rage entre 8 000 et 11 000 tr/min ! Encore faut-il trouver la place pour atteindre ces régimes, au rythme des claquements du shifter, du crépitement de l'échappement à la décélération, de la mélodie des clapets de la boîte à air. Ça pousse velu et ça le fait savoir !

En revanche, l'agrément en usage balade reste perfectible : le moteur ferraille pas mal à bas régime, la sélection apparaît sèche et - surtout - de nombreuses vibrations ternissent l'usage à allure stabilisée, entre 50 et 120 km/h environ.
Regrettable, d'autant que ce bloc accepte assez bien d'enrouler sur le couple ou de descendre à bas régimes et d'en repartir sans à-coup.

il autorise un usage balade, mais s'épanouit à rythme sportif.

nouvel ABS Pro conçu en collaboration entre BMW, Bosch et Continental. Assurément, ce dispositif est bluffant d'efficacité

Les autres assistances proposées sur la S1000XR sont tout aussi réussies

la protection offerte par la bulle réglable manuellement en roulant apparaît finalement meilleure que ce que nous imaginions.

C'est finalement sur la base de paramètres comme l'accueil assez limité du passager (selle trop étroite) ou la tendance à ne se dévoiler réellement qu'à rythme - très - élevé que l'on parvient à cerner la nouvelle BMW S1000XR.

Elle se rapproche davantage d'une Yamaha MT-09 Tracer que d'une Kawasaki 1000 Versys ou d'une BMW R1200GS évidemment. Le curseur est tout de même plus orienté vers le sport que le tourisme pur, avec passager et bagages.


Bilan : Un outil pour touriste pressé et célibataire (BMW m'a reconnu)


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